L’âme et le corps

Texte latin, traduction par Jean-Baptiste Brenet. Introduction par B. C. Bazán.
 
Les questions 75 et 76 de la Somme de théologie (première partie) rassemblent l’essentiel de la conception de Thomas d’Aquin (m. 1274) sur l’essence de l’âme humaine et son rapport au corps. Ce texte majeur de l’histoire de la pensée est aux croisements de la philosophie et de la théologie et constitue l’aboutissement d’une longue élaboration de sa doctrine, où Aristote et la Bible sont censés se rejoindre. D’un côté, Thomas d’Aquin veut établir l’unité ontologique du composé corruptible qu’est la personne humaine. De l’autre, il doit sauver l’immortalité de l’âme. La solution réside dans la notion-clé de l’anthropologie thomasienne : celle de l’âme comme forme à la fois substantielle et subsistante. Etait-ce cohérent d’un point de vue théorique ? Etait-ce conceptuellement tenable ? Voilà l’enjeu.